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Gouverneur général du Canada / Governor General of Canada
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Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean
Discours à l’occasion de la remise de l’insigne de l’Ordre du Canada à Luc Plamondon

Rideau Hall, le vendredi 27 avril 2007

Merci d’avoir répondu à cette invitation. Sachez que c’est un plaisir pour Jean-Daniel et moi de vous accueillir ici à Rideau Hall.

L’une des raisons d’être de cette institution, consiste, comme vous le savez, à reconnaître et à souligner l’excellence, le talent, la créativité, l’engagement, le courage, la valeur, le mérite des femmes et des hommes d’ici.

J’aimerais dire que chacune des personnes ici présentes participe de ce que ce pays a de mieux à offrir en termes d’idées, de créativité et de réalisations : vous le démontrez de mille et une façons.

Alors que, ces jours-ci, le Centre National des Arts célèbre avec beaucoup d’éclat la vitalité et l’éblouissement des créatrices et des créateurs québécois, c’est un bonheur pour nous de saluer tout particulièrement aujourd’hui Luc Plamondon, l’un de nos plus grands ambassadeurs non seulement au sein de la francophonie, mais dans le monde entier.

En 2002, le jury de l’Ordre du Canada a décerné le titre d’officier à Luc Plamondon. Il n’avait jusqu’ici pas trouvé le temps de recevoir cet honneur en personne. J’ai eu le grand plaisir de le lui remettre tout à l’heure.

J’en étais émue, cher Luc, parce que vos chansons n’ont pas cessé de m’accompagner dans des moments précis de ma vie et encore tout récemment.

Le 27 septembre 2005, lors de la cérémonie solennelle de mon installation comme gouverneure générale du Canada, retransmise en direct sur l’ensemble du pays, j’ai invité Lynda Thalie et Julie Massicote à entonner, de leurs voix réunies, en français et en arabe, Ne tuons pas la beauté du monde. Je tenais à cette chanson : elle est pour moi depuis toujours l’un des plus beaux hymnes à la vie que je connaisse.

Lors de l’émouvante tournée de visites d’État que j’ai effectuée dans cinq pays d’Afrique l’année dernière, Lynda Thalie m’a aussi accompagnée sur sa terre natale, l’Algérie, où, là encore, elle a interprété cette même chanson, en arabe.

Dans ce pays qui se remet difficilement d’une terrible décennie de violence qui a fait plus de cent mille morts, imaginez la puissante résonance des mots, dans les cœurs et les esprits des Algériennes et des Algériens : Ne tuons pas la beauté du monde.

Et c’est bien là la force de l’art : transcender les frontières et les prétendues différences; faire de l’imaginaire un espace de rencontre, de compréhension, de dialogue et de fraternité.

Et puis, lors de ma visite officielle en Haïti, à l’occasion de l’assermentation du président Préval, au dîner d’État, quelle n’a pas été ma surprise de voir de jeunes artistes haïtiens présenter des extraits de Starmania qu’ils ont monté avec conviction, rythmes nègres et couleurs, en créole… J’en pleurais.

Lynda Thalie, Julie Massicote, mais aussi la merveilleuse et unique Renée Claude, qui a été la première à interpréter Ne tuons pas la beauté du monde, sont là pour vous saluer, Luc Plamondon, ainsi que plusieurs autres interprètes, des amis, des admirateurs, des organisateurs de Scène Québec.

Demain soir, dans la grande salle du CNA, les plus beaux airs de Starmania et des artistes de grand talent feront vibrer la salle.

Plusieurs, ici même, et combien d’autres encore, pourraient comme moi, témoigner de la place que vous, votre musique et vos chansons occupent dans nos vies.

Merci pour tout ce bonheur que vous nous procurez et faisons de cet hommage que nous vous rendons aujourd’hui un hymne à l’amitié.

Mise à jour : 2007-05-01
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