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Gouverneur général du Canada / Governor General of Canada
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Son Excellence la très honorable Michaëlle Jean
Discours à l’occasion d’une réception au Musée Glenbow à la veille de la Conférence canadienne du Gouverneur général sur le leadership

Calgary, le jeudi 5 juin 2008

C’est un plaisir de me retrouver ici, au Musée Glenbow, à la veille de la Conférence canadienne du Gouverneur général sur le leadership, en compagnie de gens qui tissent fil par fil le tissu social de cette ville, de cette province, de ce pays.

Des leaders prometteurs, dont certains sont parmi nous ce soir — et je les salue — s’apprêtent à vivre une expérience qui changera à jamais leur façon de voir, de penser et d’agir.

Comme l’a mentionné Tom, ils sont 260 jeunes femmes et jeunes hommes à entreprendre une aventure qui les mènera de Banff à Ottawa, en passant par des communautés réparties dans chaque province et territoire.

C’est un voyage qui se veut aussi intérieur, un voyage dont ils reviendront transformés, peut-être bouleversés, assurément vivifiés.

Ces jeunes leaders ont la chance de vivre ce que je vis moi-même depuis ma nomination au poste de gouverneur général, c’est-à-dire aller à la rencontre des Canadiens et des Canadiennes de tous les milieux, là où ils vivent, et confronter leurs perceptions du Canada à la réalité. Une réalité qui est souvent tout autre que ce que l’on avait imaginé.

Ce pays est si vaste qu’il est presqu’impossible pour ses citoyennes et ses citoyens de le parcourir en entier et d’en mesurer toute l’étendue, la diversité et la richesse.

Je m’étonne encore parfois de constater à quel point les gens du Sud ne sont pas au courant de tout ce qui se fait de bien dans le Nord, et vice-versa. À quel point les régions de l’Ouest et celles de l’Est n’ont pas de nouvelles les unes des autres.

L’idée que nous nous faisons de notre pays et de ses habitants est trop souvent partielle, sinon partiale. Elle se fonde souvent sur des préjugés. Des préjugés qui sont autant de murs élevés entre nous. Des préjugés qu’il faut déconstruire.

Pour cela, il faut regarder plus loin que le regard ne porte, c’est-à-dire dans la fibre même de ce pays, au cœur de nos communautés.

Là où les choses se passent.

Là où la responsabilité citoyenne s’incarne dans des projets novateurs.

Là où l’entraide se vit au quotidien.

C’est la raison du thème de la Conférence de cette année : Leaderhip et communautés.

Ce qui me frappe le plus lorsque je parcours le Canada, c’est l’empressement avec lequel nous cherchons toutes et tous, jeunes et moins jeunes, à trouver des solutions aux défis auxquels font face nos communautés.

Partout au pays, j’ai rencontré des femmes, des hommes, des jeunes fiers de ce qu’ils accomplissent, engagés dans leur communauté et prêts à construire l’avenir pour le bien de l’ensemble.

Ils méritent eux-mêmes le nom de leaders, car ils poussent leurs compatriotes à élargir leurs horizons et à tirer profit de leur capacité extraordinaire à trouver, dans l’effort collectif, un terrain d’entente et des valeurs communes.

Ce sont en fait des gens comme vous, que nous avons réunis aujourd’hui et qui avez à cœur d’améliorer le sort de vos semblables.

Vous formez ce que j’appelle l’épine dorsale de notre société. Vous faites en sorte que ce pays se tienne debout, sur des fondations solides.

Grâce à vous, des sans-abris ont trouvé un toit et un réseau d’appui.

Grâce à vous, des femmes, des immigrants, des jeunes, des familles entières, autrefois exclus et acculés au désespoir, ont retrouvé foi en la vie et apportent à la société une contribution essentielle.

Grâce à vous, des artistes créent, pour notre plus grand bonheur.

Grâce à vous, la richesse culturelle et la sagesse des premières nations et des métis se perpétuent et sont partout présentes sous nous yeux, comme c’est le cas dans cette salle.

Je crois profondément que ces chefs d’entreprises, chercheurs, représentants syndicaux, concepteurs de politiques publiques et directeurs de programme en devenir, ont beaucoup à apprendre de vous.

De cette façon que vous avez de vous engager dans la vie citoyenne. De faire passer l’intérêt public avant le profit. D’apporter une dimension humaine à chacune de vos décisions et de vos actions.

Pour ma part, j’estime qu’il faut rêver grand pour réaliser assez, surtout lorsqu’il s’agit du bien de l’ensemble.

Et s’il en est un qui rêve grand, c’est bien le président de la Conférence canadienne du Gouverneur général sur le leadership de 2008, Richard George, lui-même un modèle de leadership et d’engagement dans toutes les sphères de sa vie.

Rick, sans toi, sans ta vision, ton enthousiasme et ton dévouement, cette conférence n’aurait pas la portée et le succès qu’elle a aujourd’hui. Merci, mille fois merci.

Nous avons toutes et tous la possibilité d’influer positivement sur le cours des choses.

Ayons, nous aussi, l’audace de rêver à la dimension de ce pays et d’apporter notre contribution au mieux-être du monde.

Merci.

Mise à jour : 2008-08-12
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